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Projet – RABAULT – Philologie et interculturalité

By 9 juin 2020juin 16th, 2020Projets 2020-21

Philologie et interculturalité

Porteuse du projet :
Pascale RABAULT-FEUERHAHN (Pays germaniques, transferts culturels)

Loin de se résumer à des techniques arides, la philologie pose des questions essentielles concernant l’approche de la diversité culturelle. La pratique herméneutique exige du philologue une connaissance intime des langues et cultures dans lesquelles ont été produits les textes qu’il étudie, ainsi qu’une réflexivité sur sa propre situation de lecteur.

Dans le cadre d’une coopération franco-taïwanaise, le projet propose une analyse critique et historique de cette dimension fondamentalement interculturelle de la philologie à l’exemple de l’orientalisme (18e-20e s.), domaine dans lequel l’interculturalité est particulièrement saillante et porteuse d’enjeux éthiques et politiques.
Les recherches sont poursuivies selon trois axes:
– la formation multilingue des orientalistes
– le statut des langues et textes dans leur contexte d’origine et celui de leur étude
– les transferts philologiques entre Orient et Occident

A partir de cas d’études précis, transversaux et complémentaires, le projet entend contribuer aux débats actuels sur l’opportunité et les modalités d’un « retour à la philologie », ainsi qu’aux efforts pour intégrer dans l’histoire critique de la philologie ses traditions non européennes.

Le projet complète et pérennise un Programme de recherche conjoint (PRC) co-habilité par le CNRS et le Ministère des sciences et de la technologie de Taïwan (MoST) et qui réunit deux équipes de chercheurs dirigées par Pascale Rabault-Feuerhahn (CNRS UMR8547) et Kevin Ku-Ming Chang (Institute of History and Philology, Academia Sinica, Taipei) depuis janvier 2019. Le soutien de l’EUR permettra la tenue d’un colloque international sur “La dynamique des traditions philologiques”.

A l’intersection des trois axes sus-mentionnés, il s’agit de revisiter la notion de « tradition » pour l’envisager non plus à travers le prisme de la perpétuation, mais plutôt à travers ses modalités de composition et recomposition permanentes.