De Chine sont venus les pihis longs et souples
Qui n’ont qu’une seule aile et qui volent par couples

(Apollinaire, Zone)

PIHI 比翼鸟 | Oiseaux sans aile(s)

« Voler par couples » : formule possible de la poésie en traduction, portée par le mouvement et la pluralité. Le Pihi (比翼鸟), oiseau légendaire qu’Apollinaire a importé de Chine pour l’insérer dans sa propre poésie, est également le parfait symbole de la traduction comme invention. C’est l’animal emblématique que nous nous sommes choisi pour ce dossier d’anthologies consacré aux dynamiques de transfert propres à la poésie.

Nous avons sollicité, autour de ce motif élargi, des traductions de poètes d’une quinzaine de langues, de poétiques et d’époques diverses, pour susciter une conversation à distance, des résonances imprévues.

Nous remercions ici chaleureusement tous les contributeurs et toutes les contributrices en espérant que cette anthologie virtuelle au seuil de l’automne, accompagnera de nouvelles ouvertures.

 Roland BEHAR (ENS Paris)
Nathalie KOBLE (ENS Paris)
Patricia LAVELLE (PUC-Rio)