École universitaire de recherche

Translitteræ

Transferts et humanités

Interdisciplinaires

Créée le 1er janvier 2018 pour une durée de dix ans à l’initiative de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), l’école universitaire de recherche Translitteræ propose dans un environnement scientifique d’une qualité exceptionnelle des cursus de master-doctorat innovants, dans une proximité quotidienne avec des équipes de chercheurs internationalement reconnues.

Translitteræ : 8 masters d’humanités, une école doctorale,  15 laboratoires CNRS, un labex, une chaire du Collège de France, un ensemble de bibliothèques.

Translitterae est une structure de formation et de recherche de PSL portée par l’Ecole Normale Supérieure, l’Ecole des Chartes, l’EHESS, l’EPHE, l’Observatoire et le CNRS.

Etudier les humanités

      en observant

      comment elles se sont construites

par le déplacement, les migrations,

les transferts de savoirs

Transfert : matériel et théorique

Les savoirs se créent par les échanges, ils s’affinent en se déplaçant, en rencontrant ce qui les déroute

Au cœur des disciplines d’humanités,

les textes bougent,

                         sont traduits, lus, interprétés et réinventés

 

Translitteræ : histoire d’un nom

par Paolo d’Iorio, directeur de l’Institut des Textes et Manuscrits Modernes (ITEM)

 

Par opposition aux divinæ litteræ du Moyen-Âge, les Humanistes commencent au XIVe siècle à utiliser l’expression humanæ litteræ pour désigner un ensemble de disciplines qui prennent l’homme, et non pas Dieu, comme objet : les lettres bien sûr, mais également la philosophie, l’histoire, les arts, la réflexion sociale et politique.

Les hommes de la Renaissance considéraient les humanæ litteræ non comme une fin en soi, mais comme un moyen de formation pour atteindre l’idéal latin de l’humanitas exprimé par Cicéron et Varron, c’est-à-dire l’éducation de l’homme en tant que tel, conscient de son histoire et ouvert à l’avenir. S’inspirant des Anciens, redécouverts à la fois avec acribie et esprit critique, ils ouvrent des voies nouvelles de la pensée et de l’action.

Alors que la tradition anglo-saxonne a privilégié le premier terme (humanities), pour se référer aux humanæ litteræ, la tradition néolatine a généralement préféré le terme litteræ, les lettres.

Translitterae renoue avec ce noyau originaire tout en soulignant la dimension transnationale et transdisciplinaire des humanæ litteræ qui est l’héritage des dix ans de recherche conduite dans le cadre du Labex TransferS et qui va continuer à caractériser notre initiative. Le fruit de notre travail ne sera probablement pas une nouvelle renaissance, mais nous voudrions au moins souligner que l’espace au sein duquel peuvent naître de nouvelles visions du monde est encore et toujours celui des humanæ litteræ, avec leur force d’union et de médiation entre l’espace et le temps, entre l’identité et l’altérité, entre les disciplines et entre les cultures.

 

     

« Le départ du Noble Champion », entrée de François I  er  à Lyon, juillet 1515, peinture de Guillaume II le Roy (?)
(Wolfenbüttel, Herzog August Bibliothek, Guelfol. 86.4)