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Projet – KOBLE BEHAR MUSITELLI – traduciton poétique

Résidence de traduction poétique au Centre international de la traduction littéraire (Arles)

Porteurs du projet :
Nathalie Koble (ENS LILA), avec Roland Behar (ENS LILA) et Pierre Musitelli (ITEM, ENS LILA)

L’objectif de la « Résidence de traduction poétique ENS-PSL / ATLAS» est d’initier les participants à la traduction poétique, à partir d’un ensemble de textes poétiques d’un.e auteur.e contemporain.e. Cette immersion d’une semaine permettra d’approfondir et de mettre à l’épreuve les acquis théoriques du séminaire « “Make it new !” Traduire la poésie (textes, histoires, théories) », en travaillant sur la poésie vivante, et en faisant l’expérience de la traduction poétique collective, dans le sillage des séminaires longtemps organisés à la Fondation Royaumont.
La langue à l’honneur en 2018-2019 était l’anglo-américain autour de l’oeuvre poétique d’Eleni Sikelianos, avec sa traductrice attitrée en français, Béatrice Trotignon (PSL – Université Dauphine) ; en 2020, la langue proposée est l’espagnol, autour de la poésie d’une poétesse madrilène contemporaine, Esther Ramón (née en 1970). Ses poèmes ont été traduits en de multiples langues, depuis l’anglais et le français jusqu’au norvégien et à l’arabe. Les participant.e.s la traduisent avec Laurence Breysse-Chanet, ancienne AGPR d’espagnol à l’ENS (1988-1993) et aujourd’hui professeure à Sorbonne Université.
Pour l’année 2021, la résidence de traduction sera confiée à Camille Bloomfield, traductrice et poète, membre d’ATLAS, et à Pierre Musitelli : la langue d’honneur sera l’italien. Les participants traduiront la poétesse contemporaine Patrizia Valduga, née en 1953, jamais traduite en français.
Camille Bloomfield vient de co-traduire un premier livre de P. Valduga en français (actuellement sous presse aux éditions NOUS). Patrizia Valduga a une oeuvre poétique majeure, en dialogue avec la tradition : elle a publié une dizaine de recueils – Medicamenta (Guanda, 1982), Medicamenta e altri medicamenta (Einaudi, 1989), Donna di dolori (Mondadori, 1991), Requiem (Marsílio, 1994), Corsia degli incurabili (Garzanti, 1996), Cento quartine e altre storie d’amore (Einaudi, 1997), Prima antologia (Einaudi, 1998), Quartine. Seconda centuria (Einaudi, 2001), Lezione d’amore (Einaudi, 2004), Il libro delle laudi (Einaudi, 2012)). Egalement traductrice, elle a traduit John Donne, Molière, Crébillon fils, Mallarmé, Valéry, Shakespeare et Kantor.
Travailler autour de son oeuvre au CITL permettrait de la faire connaître en français une autrice italienne contemporaine d’aujourd’hui. Comme l’avait fait Eleni Sikelianos, elle pourrait venir
travailler dans la résidence avec les participants et assurer la lecture publique bilingue qui clôt la résidence.