Projet

Colloque

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Master d'Histoire Transnationale (MHT)

Porteuse du projet : Hélène BLAIS (Département d'Histoire, ENS)

Thématique

La formation est un parcours de master en histoire transnationale. Les questions de mondialisation et de globalisation occupent depuis plusieurs années les spécialistes de sciences humaines et sociales. Un parcours d’histoire transnationale vise à intégrer dans une formation innovante les renouvellements historiographiques et méthodologiques liés à ces questionnements. Le projet vient pallier l’absence de formations de ce type en France alors même qu’elles se développent actuellement dans nombre d’universités étrangères. Il n’existe en effet aucun parcours d’histoire transnationale, ni dans les universités ni dans les grands établissements français. Ce projet saisit également l’opportunité de fédérer des dynamiques existantes à l’ENS et à l’ENC pour proposer une formation d’excellence, caractérisée à la fois par son contenu scientifique et par l’encadrement personnalisé des étudiants.

Le parcours d’histoire transnationale est une formation à la recherche qui envisage les phénomènes historiques au-delà de la structure de l’Etat-nation ou des cadres territoriaux habituellement privilégiés dans le champ académique, en modifiant les focales, en faisant varier les échelles, et en interrogeant systématiquement les frontières et les cadres d’analyse classiques.

L’histoire transnationale dont les problématiques rejoignent celles de l’histoire globale, de l’histoire impériale, de l’histoire connectée, de l’histoire croisée et de l’histoire des transferts culturels, est ici considérée comme une approche ouverte, posant de nouvelles questions pour comprendre l’histoire des mondialisations, des interactions et des interconnections, des flux de population et de marchandises, des reconfigurations étatiques ou des institutions supra nationales.

Concerné par les circulations des hommes et des femmes, des objets et des idées, par l’histoire des frontières, les transferts culturels, le parcours du master d’histoire transnationale sera tourné vers les aires culturelles, mais il les intègrera dans des contextes plus larges, en mettant en lumière les interdépendances politiques, les appropriations culturelles. En s’attachant à des objets souvent négligés dans le cadre des approches nationales, ce parcours propose de renouveler les approches, et offre de nouveaux outils méthodologiques aux étudiants afin de réinterroger des objets plus traditionnels. Il s’agit ainsi de sortir de l’européocentrisme, de décloisonner les espaces d’analyse en étudiant les relations et les interconnections à l’échelle mondiale.

Danièle Ansermet, Crépuscule