Projet

Colloque

Autre manifestation

Exposer la traduction

Porteur du projet : Marc CREPON (Pays germaniques, UMR 8547)

Thématique

 

A la suite des expositions consacrées à la traduction, Après Babel, traduire (Mucem, 2016) et Babel à Genève. Les routes de la traduction (Fondation Bodmer, 2017), pilotées par Barbara Cassin avec l’aide du Labex TransferS, nous nous proposons d’exposer la traduction dans d’autres lieux et avec d’autres attendus. Nous avons choisi une perspective transnationale centrée sur la question des migrations et du cosmopolitisme.

Une première exposition se déroulera de Juin à Septembre 2020 au Musée de l’immigration de Buenos Aires (MUNTREF), en partenariat avec l’Institut Français et l’Université de Buenos Aires. Trois directions de travail se dessinent 1) Le cosmopolitisme argentin : “externe” (Espagne, couches d’immigration) et “interne” (diversité du Rio de la Plata) 2) Le rapport aux peuples premiers : l’histoire de l’Argentine semble commencer pour elle vers 1880. Qu’est-il arrivé aux peuples et aux langues indigènes? 3) Le bouillonnement traductif de la Revue Sur, avec Ocampo- Borges-Caillois-Xul Solar, où la littérature “s’invente” en miroir.

Une seconde exposition occupera tout l’espace de la Vieille Charité à Marseille de Juin à Septembre 2021, en partenariat avec le Musée d’archéologie méditerranéenne. Elle portera sur “Les objets migrateurs” et fera l’inventaire des types de transformation subies par ces objets, de la copie ou6.00 de la contrefaçon à la traduction et au syncrétisme, en mettant en correspondance un objet archéologique et un objet contemporain. Ces biographies d’objets permettront d’approcher à nouveaux frais les notions d’appropriation, d’acculturation, de restitution.

Simultanément, dans le cadre du Master de philosophie de PSL, Marc Crépon et Barbara Cassin tiendront un séminaire régulier : “Philosopher entre les langues. Le cosmopolitisme de la traduction”, en synergie avec le séminaire Littérature(s) de Roland Béhar (Medet-Lat), ouverts aux élèves comme aux étudiants étrangers rencontrant la traduction comme passage obligé dans leur travail.

Danièle Ansermet, Crépuscule