Janvier 2020

Nature, technologie et pouvoir dans l’Afrique occidentale française (XVIIIe-XXe siècles)

Robyn d’Avignon est une spécialiste d’histoire africaine, plus particulièrement de l’Afrique occidentale à l’époque de la colonisation française et de la décolonisation. Sa recherche se situe à l’intersection entre l’histoire des sciences et des savoirs, l’histoire de l’environnement, l’histoire des transferts technologiques en relation à la formation de l’état en contexte colonial et en perspective transnationale. Ses études se concentrent sur l’exploitation des ressources naturelles dans l’Afrique française. Les conférences qu’elle donnera dans le cadre de l’EUR Translitterae analyseront comment l’accès aux ressources naturelles et le transfert de technologies et de connaissances structure le monde colonial, en marquant les confins entre citoyens français et populations locales, et documenteront comment les savoirs indigènes ont été utilisés dans la reconnaissance du territoire et la prospection minière et forestière par l’état français, les élites coloniales, puis les multinationales du monde globalisé actuel.

Les conférences de Robyn d’Avignon dans le cadre de l’EUR Translitterae porteront sur l’histoire des savoirs et de la technologie dans l’Afrique occidentale française entre XVIIIe et XXe siècle. Elles utiliseront l’observatoire de l’Afrique coloniale et postcoloniale pour explorer l’évolution des notions et des pratiques relatives à l’exploitation des ressources naturelles d’un point de vue juridique, environnemental et socio-culturel. Inversement, le prisme de l’histoire environnementale servira à mettre en lumière la structuration du monde colonial, à la fois localement et par rapport à la métropole, ainsi que les enjeux et les conflits de la gouvernance du territoire à l’époque de la décolonisation et, plus récemment, de la globalisation. Elle analysera comment l’accès aux ressources naturelles et le transfert de technologies et de connaissances structure le monde colonial, en marquant les confins entre citoyens français et populations locales, et comment les savoirs indigènes ont été utilisés dans la reconnaissance du territoire et la prospection minière et forestière par l’état français, les élites coloniales, puis les multinationales du monde globalisé actuel.

 

Mardi 21 janvier 2020 | 10h30-12h30 | salle d’Histoire (45 rue d’Ulm, 2e étage, escalier D)

“Colonial Geology and Vernacular Mineral Knowledge in French West Africa”

Mardi 21 janvier 2020 | 17h-19h | salle d’Histoire (45 rue d’Ulm, 2e étage, escalier D)

“Decolonization and the Problem of Geological Knowledge in Senegal and West Africa”

Vendredi 24 janvier 2020 | 14h-18h | salle Cavaillès (45 rue d’Ulm, 1er étage, escalier A)

“Ancient Indexes : Colonial Geology and African Mineral Knowledge in French West Africa”